El Picaflor, le Pérou à portée de bouche

Picaflor-Tarte-au-lucuma.
J’ai tendance à me rendre dans des restaurants qui font certains types de cuisine que j’affectionne et que je connais déjà bien.

Mais un soir, voilà qu’avec un ami téméraire, on évoque le souhait de bouleverser nos habitudes et le désir de partir à l’aventure, en découverte de goûts lointains encore inexplorés par nos palais. Chiche ? Chiche !

L’idée première fut de s’orienter vers des viandes exotiques et inconnues pour nous, telles que l’alligator, la gazelle ou le zèbre. Je vous l’avoue, tout ceci m’a franchement rebutée. Manger du zèbre… Y a même pas moyen !
Nous nous sommes donc mis en quête d’autres sauveurs, culturellement plus « acceptables » à mon sens, et tournés d’abord vers l’Éthiopie, l’Argentine puis, de fil en aiguille, le Pérou. J’ignorais qu’il y avait des restaurants péruviens sur Paris (Vous le saviez, vous ?) et ce qu’on pouvait bien y manger… Après lecture des différents avis et de la carte sur la toile, nous avons opté pour un restaurant situé juste à côté du Jardin des Plantes et au-dessus de la Mosquée de Paris : El Picaflor ! Olé !

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Colibri recousant la Lune © Ceccqzelli

Une porte, couverte de recommandations du Guide du routard (sur près de deux décennies) et de Gault & Millau, nous indique que nous sommes au bon endroit. On voit à peine les carreaux de verre derrière les plaques des récompenses… Le lieu est modeste et restreint niveau volume, mais on s’y sent bien, presque comme chez soi. Une douce odeur de cannelle envahit l’espace. Les tableaux aux représentations de picaflores (colibris en espagnol), le bois de la charpente et le sol couleur tomette, tout contribue à l’ambiance chaleureuse, amicale et atypique de ce lieu coloré et accueillant.

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Les parfums relevés de cette cuisine généreuse et festive sont idéalement adaptés à notre sensibilité d’européen. On y découvre le piquant des épices sans pour autant se bruler les papilles.
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Les entrées (de 8 à 15 €)

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• Le cevichito de pescado. Les lamelles de poisson cuit au citron vert et épices péruviennes fondent sur la langue. L’acidité de l’agrume illumine cette entrée avec des épices qui se révèlent progressivement en bouche. Un plaisir gustatif inconnu qui a ravie mon palais.
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• Le petit tamal farci, tamalito de pollo, est cuit dans une feuille de bananier. Celle-ci confère beaucoup de fondant à ce tendre pâté de maïs farci au poulet, œuf, olives et piment.
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La causa rellena. Une terrine de pommes de terre, farcie au thon et accompagnée d’avocat. Par leur fraîcheur et leur finesse, on redécouvre ces ingrédients de qualité.
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Les plats (de 15 à 24 €)

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• Les lasaña de papa. Une version feuilletée à la pomme de terre qui me fait encore saliver à son souvenir. Un plat enrobé de douceur grâce à la béchamel et rehaussé par le pesto des Andes…  Miam !
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• Mention spéciale onctuosité pour l’aji de gallina. Un émincé de blanc de poulet agrémenté d’une sauce relevée au fromage et aux noix qui tapisse le palais. Servi avec du riz pour adoucir cette vague caliente, ce plat généreux est destiné aux gourmands.
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Les desserts (de 7 à 9 €)

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• Pour le dessert, un café gourmand pour découvrir la palette de douceurs sucrées venues d’Amérique du Sud ! Une glace Dulche de Leche, une tarte au lucuma (fruit péruvien proche du fruit de la passion) et un macaron à la confiture de lait.

Déjà rassasiée, j’ai opté pour la tarte au lucuma. Le goût du fruit est délicieux, un peu épais niveau texture. C’est un dessert parfaitement équilibré.

J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec la chef, également propriétaire du restaurant, Lourdes Centty Salas. Cette passionnée de son pays natal s’est battue et continue, encore aujourd’hui, pour faire reconnaître les qualités de la gastronomie péruvienne en France et partout dans le monde. C’est entre autres grâce à elle qu’on peut trouver des avocats péruviens sur nos marchés ! Oui, oui 🙂 Souriante et commerçante, elle m’a évoqué son parcours professionnel, souvent semé de déconvenues, son envie de faire de la cuisine, ici en France, de faire découvrir la richesse de son pays, sa culture, la modestie et la fierté du peuple péruvien, courageux et travailleur. Tout un ensemble qui fait de cette femme, volontaire et enjouée, un sacré numéro.
N’hésitez pas à franchir le seuil de son petit établissement. Elle vous y accueillera avec grand plaisir et fera tout son possible pour combler de joie votre estomac.

Kloé

El Picaflor
9 rue Lacépède – 75005 Paris
Tél. : 01.43.31.06.01
Métro : Jussieu (lignes 7 et 10) ou Place Monge (ligne 7).

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Ouverture le midi : vendredi, samedi et dimanche.
Ouverture le soir : du mardi au samedi à partir de 19h.
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Photos : © Kloé W.
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